Article traduit du numéro de mai/juin 1994 du Free Minds Journal

Révisions trompeuses dans la
Traduction du monde nouveau

par Andy Bjorklund

La Société Watch Tower a inséré de nombreux changements dans sa propre traduction de la Bible afin de s’efforcer de rendre valides les doctrines non chrétiennes des Témoins de Jéhovah. En conséquence, ils prétendent que leur traduction (Les Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau) est supérieure à toutes les autres.

Dans les exemples donnés dans cet article, nous prendrons comme version de référence (sauf indication contraire) la Nouvelle version Segond révisée, dite Bible à la Colombe (BC). On pourra vérifier l’exactitude de cette traduction en la comparant avec d’autres, comme la Bible en français courant (BFC), la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB), la Bible du Semeur (BS), la Bible de Pierre de Beaumont (PB), ou la Bible d’Osty (Os).

Pour chaque texte, la deuxième expression est tirée de l’édition de 1995 de la Traduction du monde nouveau (TMN).

Les définitions des mots hébreux et grecs proviennent du Dictionnaire d’Hébreu et d’Araméen Bibliques de Philippe Reymond (Cerf/SBF, 1991), du Dictionnaire Hébreu-Français de Sander et Trenel (Slatkine, 1982) et du Dictionnaire grec-français du Nouveau Testament de Maurice Carrez (Labor et Fides/SBF, 3e édition revue et corrigée, 1985).

Genèse 1:2

" L’Esprit de Dieu " (BS) devient : " la force agissante de Dieu ".

La TMN remplace le mot " Esprit " par une forme plus impersonnelle, car les Témoins rejettent la croyance chrétienne orthodoxe selon laquelle le Saint Esprit est une personne.

Exode 3:14

" Je suis " devient : " Je serai " (" Je me révélerai être " dans les éditions de 1974 et 1987).

Du fait que les Témoins rejettent la divinité de Jésus, la TMN éclipse le lien entre le titre que Dieu se donne et la déclaration de Jésus rapportée en Jean 8:58, qui est la même.

Nombres 1:52

" Chacun près de sa bannière " devient : " chacun près de sa division [de trois tribus] ".

Le mot hébreu dègèl (prononcer dèguèl), rendu par " bannière ", signifie littéralement " enseigne, drapeau, bannière, étendard ". Puisque les Témoins considèrent que saluer un drapeau est un acte d’idolâtrie, ils ont altéré le texte selon leur parti pris doctrinal. (On trouve la même révision en Nombres 2:2, 3, 10, 18, 25 ; 10:14, 18, 22, 25.)

Isaïe 43:10

" Et après moi il n’y en aura pas " devient : " et après moi il n’y en a toujours pas eu ".

Le verbe est au futur dans l’original, ce qui indique que jamais aucun autre être ne partagera la divinité de Dieu. La révision suggère que la doctrine des Témoins, selon laquelle Jésus est devenu un " dieu fort " tout en étant inférieur à Jéhovah par nature, est crédible. (Voir aussi plus loin la discussion de Jean 1:1.)

Ecclésiaste 12:7

[Cet exemple n’intéresse que le texte anglais, avec l’emploi du pronom neutre impersonnel it pour désigner l’esprit de l’homme.]

Matthieu 2:11

" Se prosternèrent et l’adorèrent " devient : " tombant, ils lui rendirent hommage ".

Les Témoins refusent de reconnaître que Jésus est digne de notre adoration en tant qu’être divin, et altèrent donc la manière dont est décrite l’adoration qu’il a reçue de la part des hommes et des anges. Le verbe grec proskunéô signifie littéralement " se prosterner, adorer ". L’expression ‘ rendre hommage ’ est propre à la TMN. On trouve la même révision en Mat. 9:18 ; 14:33 ; 15:25 ; 28:9, 17 ; Marc 5:6 ; 15:19 ; Luc 24:52 ; Jean 9:38 ; Héb. 1:6.)

Matthieu 5:19

" Le plus petit dans le royaume des cieux " devient : " ‘ le plus petit ’ en ce qui concerne le royaume des cieux ".

Ce passage indique que si un croyant désobéit et pèche, il peut obtenir le pardon et la vie éternelle. Les Témoins croient que seuls 144 000 serviteurs de Dieu spécialement choisis iront au ciel. La révision suggère une plus grande séparation entre ces groupes par une division hiérarchique.

Matthieu 25:46

" Châtiment éternel " devient : " retranchement éternel ".

Le mot grec kolasis, " punition, châtiment ", indique un tourment éternel, mais comme les Témoins croient en la doctrine de l’annihilation des pécheurs, la TMN suggère l’idée d’une " suppression ".

Marc 1:4

" Baptême de repentance " devient : " baptême [symbole] de repentance ".

Rien dans le texte grec ne justifie l’insertion du mot " symbole ". La révision atténue la signification du ministère de Jean le Baptiste, du baptême juif et du sacrement chrétien du baptême, par contraste avec les conditions du baptême réglementé des Témoins de Jéhovah.

Luc 12:8

" Me confessera " devient : " confesse […] qu’il est en union avec moi ".

L’ajout de l’expression " en union avec " suggère quelque chose de plus que ce que dit le texte grec original, et donne de la crédibilité à la distorsion de Jean 6:56 dans la TMN.

Luc 23:43

" Je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi " devient : " je te le dis aujourd’hui : Tu seras avec moi ".

Jésus donna l’assurance au brigand crucifié que leurs esprits entreraient bientôt ensemble dans le domaine spirituel ou céleste. Comme les Témoins rejettent la croyance en la survivance consciente de l’esprit humain après la mort, leur révision suggère que le mot " aujourd’hui " désigne le jour où ces paroles ont été prononcées plutôt que celui où leurs esprits allaient se retrouver.

Jean 1:1

" La Parole était Dieu " devient : " la Parole était un dieu ".

Les Témoins rejettent la croyance chrétienne orthodoxe en la divinité de Jésus. La révision suggère que Jésus était quelqu’un d’autre que Dieu.

Jean 1:12

" Croient " devient : " exerçaient la foi ".

La doctrine chrétienne orthodoxe de la justification spirituelle et de la nouvelle naissance devant Dieu par la croyance en Jésus est en conflit avec la doctrine des Témoins du salut par les œuvres (c.-à-d. par l’obéissance à leur organisation). La révision tente de décrire le salut comme un processus continuel plutôt que comme une rencontre radicale et une transition. (On trouve la même révision en Jean 3:16, 18 ; 6:29 ; Rom. 4:3 ; 10:4, 9, 10.)

Jean 6:56

" Demeure en moi " devient : " demeure en union avec moi ".

L’union mystique entre l’esprit de l’individu et l’Esprit de Jésus est rendue obscure par la transformation de " en ", qui devient une expression composée. Cette substitution implique une plus grande séparation entre le chrétien et Jésus. (On trouve la même révision en Jean 14:20 ; Rom. 8:1, 2, 10 ; 12:5 ; 2 Cor. 5:17 ; Gal. 3:28 ; Éph. 1:13* ; 2:10, 13, 15, 21, 22 ; 3:6 ; Col. 1:14*, 16*, 27 ; 2:6, 10*, 11, 12* ; 3:3 ; 1 Thes. 4:16 ; 5:18 ; 1 Jean 3:24 ; 4:4 ; 5:20. L’astérisque (*) indique que l’on trouve dans le verset l’expression " par [le] moyen " ou " par […] relation avec ", plutôt que " en union avec ".)

Jean 8:58

" Je suis " devient : " j’ai été ".

L’intention est la même qu’en Exode 3:14, plus haut.

Jean 14:17

[Cet exemple n’intéresse que le texte anglais, avec l’emploi du pronom neutre impersonnel it pour désigner le Saint Esprit.]

Jean 17:5

" Donne-moi en ta présence la gloire que j’avais auprès de toi " (BFC) devient : " glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi ".

Le texte original reflète le fait que Dieu le Père et Jésus partageaient la divinité avant la création du monde, mais la révision suggère qu’ils sont de natures différentes, avec des degrés de gloire différents.

Jean 17:21

" Comme toi tu es en moi et moi en toi " devient : " comme toi […] tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi ".

Dans le texte original, Jésus indique qu’il partage la divinité avec le Père. La révision ruine ce concept en suggérant qu’il existe une plus grande séparation entre eux.

Actes 2:17

" Je répandrai mon Esprit " (PB) devient : " je répandrai une partie de mon esprit ".

La révision ne reconnaît pas le Saint Esprit ni son action à la Pentecôte en suggérant qu’il s’agissait d’une force impersonnelle utilisée partiellement par Dieu.

Actes 2:42

" La fraction du pain " devient : " à prendre des repas ".

Ce passage démontre que les premiers chrétiens participaient fréquemment au sacrement de la communion. Comme les Témoins enseignent que la communion n’est réservée qu’aux 144 000 saints une fois par an, la révision tente de dissimuler cette pratique. (On trouve la même révision en Actes 20:7.)

Actes 4:12

[Cet exemple n’intéresse que le texte anglais, avec l’emploi de la forme verbale get saved.]

Actes 10:36

" Seigneur de tous " devient : " Seigneur de tous [les autres] ".

La révision suggère que même si Jésus est hautement honoré, il reste l’une des créatures de Dieu. (On trouve des révisions semblables en Rom. 8:32 ; Phil. 2:9 ; Col. 1:16, 17.)

Romains 2:29

[Cet exemple n’intéresse que le texte anglais, avec l’absence de l’article défini the devant Spirit. Même s’il n’y a pas d’article dans le texte grec devant le mot pneuma (" esprit "), il est implicite de par la forme grammaticale employée, comme le montre la version française de TMN, qui met l’article défini entre crochets. On trouve la même révision en Rom. 15:19 ; Éph. 2:22 ; 3:5 ; Tite 3:5 ; Jac. 2:26 ; 2 Pierre 1:21.]

Romains 8:23a

" Nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit " devient : " nous aussi, qui avons les prémices, à savoir l’esprit ".

Il s’agit là d’une autre façon de cacher la personnalité du Saint Esprit, comme en Romains 2:29, ci-dessus. Le texte original parle de ce qui dérive de l’Esprit, mais la révision identifie l’Esprit à un dérivé.

Romains 8:23b

" La rédemption de notre corps " devient : " d’être libérés de notre corps par rançon ".

La révision évite de suggérer qu’il y a continuité pour le corps ou l’âme après la mort. Leur enseignement selon lequel cesse d’exister à la mort du corps exclut d’avance le fait que le corps puisse être racheté.

Romains 8:28

" Toutes choses " devient : " toutes ses œuvres ".

La révision sape la souveraineté de Dieu en suggérant qu’il n’a le contrôle que des choses dans lesquelles il est directement impliqué.

Romains 8:29

" Ceux qu’il a connus d’avance " devient : " ceux qu’il a reconnus en premier lieu "

La révision obscurcit la nature de la connaissance et de la puissance de Dieu, car reconnaître en premier lieu ne signifie pas forcément connaître d’avance.

Romains 9:5

" Le Christ dans son humanité : il est Dieu au-dessus de tout ; qu’il soit béni pour toujours " (BS) devient : " de qui le Christ [est issu] selon la chair : Dieu, qui est au-dessus de tout, [soit] béni pour toujours ".

Le texte est altéré pour obscurcir le fait que Christ est Dieu.

Romains 10:13

" Le nom du Seigneur " devient : " le nom de Jéhovah ".

Cette révision obscurcit le fait que le Seigneur dont il est question au verset 13 est le même que le Seigneur du verset 9, à savoir Jésus. Comme les Témoins rejettent la divinité de Jésus, ils ont procédé à cette révision.

Le mot grec kurios, traduit par " Seigneur ", a été rendu par " Jéhovah " plus de 200 fois dans la TMN. Les Témoins insistent pour dire qu’il s’agit là du seul nom qui convienne à Dieu, bien que les Juifs de langue grecque aient employé les mots " Seigneur " et " Dieu " à la place de " Yahvé " (ou " Yahweh ", terme à l’origine de la forme " Jéhovah ") tout au long de la Septante, leur traduction de l’Ancien Testament. De plus, la Bible désigne Dieu par des douzaines d’autres noms que Seigneur ou Yahvé (Jéhovah).

Romains 13:1

" Les autorités qui existent ont été instituées par Dieu " devient : " les autorités qui existent se trouvent placées de par Dieu dans leurs positions relatives ".

Puisque les Témoins considèrent que saluer un drapeau ou effectuer le service militaire (ainsi que toutes les formes semblables de soumission au gouvernement) comme de l’idolâtrie, ils ont ajouté des mots au texte afin d’affaiblir la portée de ce que dit Paul sur l’autorité des gouvernements.

1 Corinthiens 6:19

" Votre corps est le temple du Saint-Esprit " devient : " le corps que vous êtes est [le] temple de l’esprit saint ".

Pour éviter de reconnaître que le Saint Esprit réside en chaque croyant individuellement, la révision modifie le texte pour faire du " corps " un ensemble collectif, en accord avec la doctrine des Témoins.

1 Corinthiens 10:4

" Ce rocher était le Christ " devient : " et ce rocher représentait le Christ ".

Ce passage parle de Jésus, avant son incarnation, montrant sa nature divine en étant présent plusieurs siècles auparavant. Cette révision tente de masquer sa nature éternelle par une interprétation figurée du " rocher ".

1 Corinthiens 12:11

[Cet exemple n’intéresse que le texte anglais, avec l’emploi du pronom neutre impersonnel it pour désigner le Saint Esprit.]

1 Corinthiens 14:14-16

" Esprit " devient : " [don de] l’esprit ".

Ce passage, comme bien d’autres, indique que l’esprit humain est distinct de la pensée et du corps. Les Témoins échappent à ces distinctions en essayant de les cacher au moyen de cette révision.

1 Corinthiens 15:1, 2

" L’Évangile […] par lequel aussi vous êtes sauvés " devient : " la bonne nouvelle […] par le moyen de laquelle vous êtes aussi en train d’être sauvés ".

Cette révision obscurcit le fait que le salut obtenu par la grâce est complet. Le salut selon les Témoins existe en tant que processus en train de se faire (" en train d’être sauvés "), l’issue étant incertaine jusqu’au moment du jugement final devant Jéhovah.

Galates 6:18

" Votre esprit " devient : " l’esprit [que] vous [manifestez] ".

De même qu’en 1 Cor. 14 (ci-dessus), cette révision tente d’obscurcir le fait qu’il existe un esprit humain individuel en le présentant plus comme une attitude d’esprit que comme une entité.

Philippiens 1:23

" Le désir de m’en aller et d’être avec Christ " devient : " ce que je désire vraiment, c’est la libération et être avec Christ ".

L’ardent désir de Paul indique qu’à la mort l’esprit du croyant va immédiatement en présence de Christ. La révision suggère que la mort et le fait d’être avec Christ sont deux étapes différentes d’un processus très long, car les Témoins croient que l’âme est inconsciente en attendant la résurrection.

Colossiens 1:19

" Toute la plénitude " (TOB, Os) devient : " toute plénitude ".

L’article défini grec (to), non traduit dans la TMN, indique que Jésus partage avec le Père la nature divine, comme le montre aussi Col. 2:9. La révision s’efforce de cacher la similitude de ces deux passages, éludant ainsi la vérité.

Colossiens 2:9

" La plénitude de la divinité " devient : " la plénitude de la qualité divine ".

Le mot grec théotês, traduit par " divinité ", signifie littéralement " divinité, le fait d’être Dieu ". Comme les Témoins rejettent la nature divine de Jésus, la révision suggère que ce dernier ne fait que posséder des caractéristiques semblables à celles de Dieu.

1 Timothée 4:1

" L’Esprit " devient : " la parole inspirée ".

Cette révision s’efforce d’obscurcir le fait que le Saint Esprit est réel et actif en le présentant comme un message plutôt que comme une entité. (On trouve la même révision en 1 Jean 4:1, 3, 6.)

Tite 2:13

" De notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus " devient : " du grand Dieu et du Sauveur de [nos personnes], Christ Jésus ".

De même qu’en Romains 9:5 (voir plus haut), la claire affirmation selon laquelle Jésus est Dieu est obscurcie par le texte altéré. (On trouve aussi une reformulation semblable en 2 Pierre 1:1.)

Hébreux 1:8

" Ton trône, ô Dieu " devient : " Dieu est ton trône ".

Pour valider l’enseignement des Témoins, qui rejettent la nature divine du Fils, la révision évite de s’adresser à Jésus en tant que Dieu.

Hébreux 9:14

" L’Esprit éternel " devient : " un esprit éternel ".

Tout comme pour la révision de Romains 2:29, la suppression de l’article devant l’adjectif permet de présenter l’œuvre du Saint Esprit d’une manière plus impersonnelle et indirecte.

Hébreux 12:9

" Père des esprits " devient : " Père de notre vie spirituelle ".

Tout comme pour la révision de 1 Cor. 14:14-16, celle-ci s’efforce d’obscurcir le fait que l’esprit humain est une réalité distincte en utilisant une expression plus abstraite.

Hébreux 12:23

" Esprits des justes " devient : " vies spirituelles des justes ".

Cette révision présente la même substitution de mots qu’en Hébreux 12:9 (voir ci-dessus).

Hébreux 12:28

" Nous recevons un royaume " devient : " nous devons recevoir un royaume ".

Dans la façon orthodoxe de comprendre le royaume, les chrétiens reconnaissent qu’il a d’abord été établi par la mort victorieuse de Jésus, puis par sa manière d’exercer sa puissance après sa résurrection, et ensuite, perpétuellement, en ajoutant de nouveaux croyants à la famille de Dieu. Les Témoins enseignent que le royaume de Jésus n’a pas commencé à exister avant son retour invisible en 1914. La forme grammaticale du mot grec traduit par " recevons " (paralambanô) implique une condition en cours, mais la révision suggère un événement futur en accord avec la doctrine des Témoins.

1 Pierre 1:11

" Les indications de l’Esprit de Christ qui était en eux " devient : " indiquait, au sujet de Christ, l’esprit qui était en eux ".

Un autre exemple de la présence surnaturelle de Jésus dans la vie du chrétien est obscurci par cette révision, et le point de vue doctrinal des Témoins limite considérablement cette présence.

1 Pierre 3:18, 19

" Par l’Esprit. Par cet Esprit " (BS) devient : " dans l’esprit. C’est aussi dans cet [état] ".

À l’instar d’autres exemples présentés plus haut, la présence et la personnalité du Saint Esprit sont obscurcies, dans ce passage, par une représentation plus abstraite en accord avec la doctrine des Témoins.

Jude 19

" Dépourvus de l’Esprit " devient : " qui n’ont pas de spiritualité ".

Tout comme en Gal. 6:18 (plus haut), cette révision tente d’obscurcir la présence séparée du Saint Esprit.

Apocalypse 3:14

" L’auteur de la création de Dieu " devient : " le commencement de la création de Dieu ".

Cette expression altérée détourne l’attention de la souveraineté de Jésus et suggère, puisque les Témoins croient que Jésus est une créature, que seul le Père possède une puissance créatrice.

Remarque de l’auteur

Environ un quart des exemples donnés ici proviennent de l’article de Robert Bowman intitulé The New World Translation on Trial (" La Traduction du monde nouveau mise à l’épreuve ") dans le Christian Research Journal, 11:3 (Winter/Spring, 1989), p. 20. Le reste de cet inventaire a été compilé par l’auteur en comparant les versets critiques d’un point de vue doctrinal avec des ouvrages de référence (Strong’s Exhaustive Concordance of the Bible, Greek-English New Testament et Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words). Il existe beaucoup plus d’exemples de distorsions bibliques par les Témoins de Jéhovah qu’il n’en est présenté ici. Nous n’avons considéré que les plus détectables et les plus significatifs du point de vue de la doctrine.